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Exceptionnellement sur les ondes de Chyz le jeudi 3 décembre à 9h30, Planète vous propose une virée dans le poumon du monde.
En cette période d’examens, nos reporters se sont aventurés dans le monde des « smarts drugs ».
Et en ces temps de fête, l’heure est à la solidarité. Planète analyse les systèmes d’échanges locaux.

En duplex: l’inflation de l’euro et le « non » suisse aux minarets après une analyse médiatique toute en caricatures.

Notre chroniqueur reviendra sur le top 10 du mouvement alter-mondialiste.

Vous cherchez un cadeau pour les fêtes, ne loupez pas notre chronique sur le dernier Dan Brown ou le coup de cœur musical haïtien de la semaine.

Au micro pour le plus grand plaisir de nos oreilles, la voix suave de John Naïs sous la réalisation de Thérèse Dupont.

Bonne écoute à tous!

Emission du 13 novembre – 20091113.08.30.00-09.30.00

Emission du 20 novembre – 20091120.08.30.00-09.30.00

Joel Plaskett

 

 

Tel que promis, voici quelques liens au sujet

de Joel Plaskett et de son dernier

album (triple, soulignons-le), « Three ».

 

 

 

Pages de Plaskett:

Myspace

joelplaskett.com

Profil sur Maple Music (sa maison de disques)

 

Articles à son sujet:

Plaskett remporte deux Prix de la musique folk (Chart)

Plaskett et « Three » (The Coast)

L’émission du 27 novembre dernier est dorénavant disponible en baladodiffusion! Bonne écoute!

 

Planète No. 9

Cette semaine à Planète :

- Une entrevue signée Caroline G. Murphy avec John Philpot le président de l’association des avocats de la défense du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Deux accusés viennent d’y être acquittés.

- On vous amène à Dubaï où les travailleurs de la construction ont des conditions de travail difficiles. Un reportage signé Alexandre Dumont-Blais.

- On analyse avec Émilie Legendre les conséquences et les réactions après l’élection, la semaine dernière, du tout nouveau président du Conseil européen, Von Rompuy.

- Notre animateur Samuel Leduc-Frenette s’entretient avec une politicologue du centre d’études politiques de l’Université de Bruxelles à propos du second tour nécessaire aux élections présidentielles en Roumanie.

- Alors que le sommet des Nations Unies de Copenhague sur les changements climatiques approche à grands pas, Clara Tomasini nous propose de se pencher sur le cas des cultivateurs de maïs américains qui ont adapté leur production afin de produire de l’éthanol, une énergie verte. Maintenant abandonnés par le gouvernement, ces cultivateurs avaient investi massivement dans cette nouvelle production.

- Chronique de David Noreau : Quelles sont les arnaques à éviter lorsqu’on voyage en Inde?

- Le tout dernier album triple de Joel Plaskett fait l’objet de la critique de Pascal Raiche-Nogue.

- Amélie partage avec nous son coup de coeur pour Magnetic Island.

- Catherine Lalonde et Sophie Guesné nous proposent un bref survol de la presse européenne et américaine cette semaine.

-  Quelques flashs d’actualité de la part de Katia Tobar

- Finalement, les choix musicaux d’Alexandre Claude

C’est un rendez-vous 8h30 vendredi sur les ondes de CHYZ FM.

Emission du 20 novembre

Cette semaine, les reporters de Planète se penchent sur les investissements chinois en Afrique, les cordes à linge : nouveau symbole écologique, et dressent le bilan de la première année de Barack Obama à la Maison Blanche…

Ecoutez également deux entrevues en direct des Etats-Unis et de Hong Kong, une critique du dernier album de Shakira, une chronique sur l’urbanisme écologique et un coup de coeur audiovisuel pour « striptease« …

Au micro cette semaine, David Noreau, pour une émission signée Pascal Raiche Nogue.

Bonne écoute!

Par Alexandre Dumont Blais

Je vous propulse cette semaine dans l’univers de la musique électronique.

Parmi les artistes de cette musique éclectique, il faut le dire, mon coup de cœur est Paul Kalkbrenner. Vous pouvez entendre ici un extrait d’une version revisitée de la pièce Snert. On glorifie souvent la musique classique, on ne parle que de la musique pop ou rock et on marginalise souvent les courants de musique électronique qui sont pourtant très populaires auprès des jeunes générations et qui font même vibrer les moins jeunes.

D’origine allemande, ce dj de 32 ans a débuté sa carrière derrière les tables tournantes en 1994. Mais avant, comme quoi le classique mène à tout, il vivait de sa formation de trompettiste. En 1999, il rejoint le label berlinois de renom Bpitch Control, qui regroupe plusieurs talents de la scène électronique allemande. Avec ses sons, car il ne s’agit pas ici de mélodies simplistes et linéaires, mais d’enchainements et de superpositions d’effets sonores subtils et de rythmes inégaux méticuleusement travaillés, le dj au crane rasé se distingue par une approche sonore davantage construite que la techno essoufflante et tonitruante qui a tendance à discréditer la musique électro.   

On parle souvent du cinéma de répertoire, j’aurais donc envie de parler ici d’une musique de répertoire, qui garde avec conviction ses distances de la techno pop. À ceux qui déploreraient l’absence de parole, et bien je répondrais que le silence est d’or, et que la parole est d’argent. À mon sens, le génie de Kalkbrenner est de réussir sans parole et avec une simplicité à installer des ambiances enivrantes.

Vous pouvez entendre ici un extrait de Castenets.

Cette lente et minutieuse valse sonore vous transporte tranquillement mais avec efficacité dans un paradigme musical audacieux. Le plus récent album de Kalkbrenner, la trame sonore du film Berlin Calling dans lequel il incarne le personnage principal, soit lui-même, m’a séduit, et, en fait, me séduit toujours par son intelligence musicale.

Enfin, vous pouvez entendre ici ma pièce préférée, Gebrunn Gebrunn, se trouvant sur la trame sonore que j’ai mentionnée et qui nous escorte dans une incessante marche en terrain industriel. Bonne écoute!

Herta Müller, auteur allemande née en Roumanie en 1953, a remporté en octobre dernier le prix Nobel de littérature pour avoir « avec la densité de la poésie et la franchise de la prose, dépeint l’univers des déshérités ». Voici la critique de l’un de ses romans, La Convocation, paru en 2001.

Le livre décrit le quotidien d’une femme dans la Roumanie de Ceausescu. D’elle on ne connaît presque rien, ni son nom, ni son âge, ni son apparence, juste qu’elle est convoquée par la police d’Etat, la Securitate.
Son crime ? Avoir glissé dans la poche d’un pantalon pour homme un billet dans lequel elle avait inscrit « épouse moi » suivi de ses nom et adresse alors qu’elle était encore ouvrière dans une usine de vêtements confectionnés pour les européens de l’Ouest.
Renvoyée de l’usine, elle est depuis convoquée. Parfois plusieurs fois par semaine, toujours à dix heures du matin.

Dans ce roman, l’auteur raconte en fait deux histoires : la première est celle du voyage en tramway qui conduit notre héroïne depuis son domicile jusqu’au bureau du commandant Aldu, l’homme qui l’interroge. Un voyage entrecoupé par les pensées, les souvenirs de la jeune femme. Une deuxième histoire dans laquelle on découvre le quotidien des roumains. Les peurs, les douleurs, les petits rituels qui permettent de se maintenir en vie dans un régime où humiliation et frustration sont quotidiennes. Au fil des pages on s’imagine le chômage, l’alcoolisme chronique des hommes, les tentatives de fuites, la mort, la solitude.

Mais au delà de ce réel témoignage contre la dictature et pour la liberté, La Convocation est surtout une histoire tissée d’émotions, renforcée par le style littéraire employée par son auteur. Un style à la fois poétique – et qui ne manque pas de rappeler la géniale fantaisie de Boris Vian – qui se conjugue à un vocabulaire assez populaire. Les phrases, courtes et rythmées, apportent un réel dynamisme à l’histoire. Elles renforcent les angoisses, la critique de cette dictature vécue au quotidien et le combat d’Herta Müller, celui d’écrire pour lutter contre l’oubli. Car selon elle, vingt ans après la mort du dictateur roumain Ceausescu, « en Roumanie, on fait comme si ce passé s’était évanoui dans les airs. Le pays tout entier souffre d’amnésie« .

La portée de ce livre est d’autant plus forte qu’il possède une part autobiographique. Herta Müller, née dans le petit village roumain de Nitzkydorf en 1953, appartenait à la minorité germanophone du village. A la fin des années 1960, elle se rapproche d’un groupement politique qui rassemblait des auteurs revendiquant la liberté d’expression. Rapprochement qui lui a valu des ennuis puisque plus tard, devenue traductrice dans une usine de machines, elle a refusé de donner des renseignements sur ce groupe à la Securitate et a pour cela perdu son emploi…

Son dernier opus, Atemschaukel, (La Balançoire du souffle) retrace la vie d’un prisonnier dans les camps de concentration russe est paru cette année,  et sera traduit en français pour 2010.

Retrouvez La Convocation, et d’autres livres d’Herta Müller…

Emission du 13 novembre

Après deux semaines d’absence, l’émission Planète vous proposait vendredi 13 novembre de

plonger au coeur de la vie politique libanaise pour comprendre les enjeux de la formation du nouveau gouvernement de Saad Hariri,

découvrir le monde des « déchètariens« , un mouvement venu tout droit de New York et dont les membres luttent contre le gaspillage alimentaire,

et de partir en vacances avec plage, soleil, bikinis et bistouris!

Egalement au sommaire de l’émission, une entrevue et une chronique autour des jeux olympiques, une critique du livre La Convocation d’Herta Müller, prix Nobel de littérature 2009, un coup de coeur pour la musique techno de Paul Kalkbrenner ainsi que nos flashs et revues de presse Europe et Amériques…

Au micro, Anne-Sophie Laframboise, pour une émission signée Adrien Meure.

Planète – 2009-11-13 – 08_11

Bonne écoute !

L’ émission de ce vendredi :

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